Vous rêvez d’un second figuier aussi gourmand que le premier, sans acheter de plant ni utiliser de produit spécial ? C’est possible. En fin d’hiver, un geste simple permet de réussir des boutures très facilement. Même si vous êtes débutant, vous pouvez obtenir un nouvel arbre gratuit et fidèle au pied-mère.
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Pourquoi bouturer le figuier en fin d’hiver (février)
En février, le figuier est en repos apparent. Pourtant, la sève commence à remonter dans le bois. Les rameaux ont emmagasiné des réserves pendant l’hiver.
Couper alors un bout de bois donne à la bouture l’énergie nécessaire pour former des racines. Si vous attendez que les bourgeons aient éclaté, l’énergie partira dans les feuilles. La reprise devient plus difficile.
Quel type de branche choisir et comment la préparer
Privilégiez un bois lignifié, durci et brun ou gris. Évitez les tiges vertes et tendres. Cherchez une branche de l’année précédente, droite et en bonne santé.
- Longueur : 20 à 25 cm.
- Diamètre : environ celui d’un crayon (6–12 mm).
- Bourgeons : 3 à 4 bien visibles.
Munissez-vous d’un sécateur propre et tranchant. Coupez la branche en tronçons selon ces dimensions.
Réalisez une coupe horizontale nette à la base, juste sous un bourgeon. En haut, faites une coupe en biseau, à environ 1 cm au-dessus du dernier bourgeon. Ainsi vous ne planterez pas la tige à l’envers.
Le substrat et le pot : proportions et profondeur
Un bon substrat augmente fortement vos chances de réussite. Préparez un mélange léger et drainant.
- Terreau horticole : 2 volumes.
- Sable de rivière ou perlite : 1 volume.
- Optionnel : 1 poignée de compost bien décomposé par pot pour l’énergie.
Choisissez un pot profond de 25 à 30 cm de profondeur et 15 à 20 cm de diamètre. Remplissez-le et tassez légèrement.
Planter la bouture et l’entretenir
Enfoncez chaque bouture aux deux tiers ou aux trois quarts. Laissez un bourgeon dépasser. Tassez autour pour supprimer les poches d’air.
Arrosez pour humidifier le substrat sans le détremper. Placez une bouteille plastique transparente coupée en cloche autour de la bouture. Laissez le bouchon ouvert pour une légère ventilation. Cette mini-serre protège tout en limitant la dessiccation.
Placez le pot à l’abri du gel et au soleil doux. Vérifiez l’humidité une fois par semaine. Arrosez légèrement si le dessus sèche.
Ce à quoi s’attendre et quand transplanter
Au printemps, vous verrez parfois de petites feuilles avant même que les racines soient vraiment formées. Elles proviennent des réserves du bois. Ne tirez pas sur la bouture. Évitez d’arroser excessivement.
Quand la croissance devient régulière et vigoureuse, patientez jusqu’à l’automne suivant pour la mise en pleine terre. Si vous gardez en pot, changez pour un conteneur plus grand au bout d’un an.
Variétés et conseils selon votre région
Votre bouture reproduira strictement les qualités du pied-mère. Si votre figuier est bifère, la nouvelle plante aura deux récoltes. Si c’est une variété unifère, elle donnera une seule grosse récolte annuelle.
Quelques repères utiles :
- Sud : privilégiez les figuiers bifères pour des récoltes en été et en automne.
- Nord de la Loire : les variétés unifères sont plus fiables.
- Espaces réduits : la Goutte d’Or est compacte et adaptée aux petits jardins ou balcons.
- Grands jardins : la Noire de Caromb reste vigoureuse et productive.
Problèmes fréquents et solutions rapides
Pourriture du collet : souvent due à un substrat trop humide. Allégez le terreau et réduisez l’arrosage.
Feuilles qui jaunissent sans racines : c’est normal au début. Laissez les réserves agir. Surveillez l’humidité et la ventilation.
Conclusion : un geste simple, un résultat durable
Bouturer un figuier en fin d’hiver reste l’un des gestes de jardinage les plus gratifiants. C’est rapide, peu coûteux et accessible à tous. En suivant ces étapes simples, vous pouvez obtenir un deuxième figuier gratuit et fidèle au parent. Alors, préparez votre sécateur et tentez l’expérience ce mois-ci !


